La parole à … Julie
S’il y a bien un sujet qui revient fréquemment concernant les hôpitaux, c’est celui de la nourriture et plus généralement des repas proposés. Julie nous explique son métier de diététicienne.
Votre parcours ?
Diététicienne au Centre hospitalier de Rouffach depuis 2007, j’ai été embauchée à la fin de mes études.
Votre rôle au sein de l’établissement ?
Le diététicien est le professionnel paramédical formé à l’application pratique de la nutrition. Il est chargé de traduire en pratique les recommandations nutritionnelles du PNNS (Programme national nutrition santé) pour les patients/résidents du centre hospitalier dans le cadre de la prévention primaire.
Il prend part au soin nutritionnel en établissant et en mettant en oeuvre la démarche de soin diététique pour les patients/résidents présentant un problème nutritionnel. Il participe à l’amélioration de la qualité des prestations offertes aux patients/résidents en collaborant avec les services de soins/d’hébergement et les directions fonctionnelles. Le service diététique est membre du CLAN (Comité de liaison en alimentation et nutrition) et chargé de mettre en oeuvre les recommandations de celui-ci avec les professionnels concernés.
Votre objet familier lié à votre activité, et pourquoi celui-là ?
Les emballages de produits alimentaires sont des objets que j’utilise couramment pour travailler avec patients/résidents sur la lecture d’étiquette, afin de leur permettre d’améliorer leurs choix alimentaires.
Est-ce qu’il existait un métier équivalent au votre il y a 100 ans ? Si oui, lequel ?
Hippocrate serait un des précurseurs de la diététique. Depuis longtemps , les hommes ont fait un lien entre santé et alimentation mais c’est récemment que l’application pratique de cette idée est passée aux mains d’une profession paramédicale.
La profession de diététicien est une profession encore jeune, plus développée en pays anglo-saxons qu’en pays latins. Elle a commencé au Canada vers 1902-1907 et s’est réellement mise en place en France en 1949. En 1935 Lucie Randoin, chercheur biologiste, élabore les lois de la diététique et en 1945 elle crée des « spécialistes en alimentation rationnelle ».
En 1948 , le Professeur Jean Trémolières fonde à l’hôpital Bichât, dans le cadre de l’Institut National d’Hygiène (futur INSERM), une cuisine diététique expérimentale.
Le premier service de diététique a été crée à l’Hôtel Dieu de Marseille en 1952.
Historiquement hospitalière et féminine, la profession de diététicien se diversifie. La pratique en cabinet libéral se développe, le diététicien est alors le plus souvent complémentaire du médecin de ville qu’il soit généraliste ou nutritionniste. Sa présence au sein des collectivités territoriales tend à prendre une place prépondérante en réponse aux différents programmes de prévention de santé publique. Elle s’ouvre peu à peu aux hommes et de nouveaux métiers émergent dans l’industrie agro-alimentaire, ou dans les agences de communication par exemple.
Comment envisages-tu ton métier dans 100 ans ?
Je ne sais pas comment envisager mon métier dans 100 ans, en tous cas j’espère qu’il continuera à se développer.







